2016 sonnera-t-elle le glas des publicités sur la rémunération des courtiers?

Mardi, 19 janvier 2016

 
 
 


Nous avons tous pu célébrer de bonnes nouvelles à la fin de 2015, notamment en découvrant le bond extraordinaire de 9 % du taux de confiance des consommateurs à l’égard des courtiers immobiliers. Ce résultat n’est pas le fruit du hasard.
 
Il provient plutôt d’un ensemble de faits dont un travail concerté de longue haleine. Il remonte bien entendu, à l’adoption de la Loi sur le courtage immobilier avec son lot de nouvelles exigences en formation, tant à l’entrée qu’en cours de carrière. Ces nouvelles exigences ont permis de définir un positionnement sur le professionnalisme du courtier et son rôle important dans une transaction immobilière.
 
Un tel positionnement a été véhiculé non seulement par nos instances professionnelles dont l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) et les Chambres immobilières, mais aussi par bon nombre d’autres acteurs, ce qui est venu renforcer le message principal. Cette concertation « volontaire » de la part des principaux joueurs est tout à leur honneur. Du même souffle, elle confirme qu’il est possible de promouvoir les courtiers immobiliers sans parler du taux de commission.
 
Mettre fin une fois pour toute à l’image de « peddlers »
À l’aube d’une nouvelle campagne publicitaire pour bien démarrer la nouvelle saison pleine de promesses, toute l’industrie du courtage immobilier devrait-elle s’interroger sur la pertinence de réglementer la publicité comme l’ont fait bon nombre d’ordres professionnels par le passé?
 
La question mérite d’être posée compte tenu des impacts négatifs que représente toute annonce publicitaire moussant le taux de commission.  De telles campagnes ont un effet pervers sur l’image des professionnels du courtage immobilier. Elles ont ainsi tendance à ramener l’image des courtiers à de simples « peddlers », ce qui est loin d’être le cas, vous en conviendrez.
 
De plus, ces campagnes colportent un message discordant. Elles contrecarrent les efforts de la majorité de l’industrie en faveur de la valorisation du travail des praticiens du courtage immobilier.
 
Loin de moi l’idée d’interférer dans la promotion des modèles d’affaires de chaque agence. Toutefois, il faut bien l’admettre, les règles du courtage immobilier ont bien changé depuis le début des années 2000.
 
La solution viendra-t-elle d’une règlementation de la publicité des courtiers?
Par le passé, la bataille sur les taux de commission était plus ou moins acceptable, du moins pour un certain nombre de joueurs. De nos jours, elle semble inappropriée, dans un contexte où l’on met l’accent sur les connaissances des courtiers et le développement de leurs compétences. Comment peut-on promouvoir les compétences à valeur ajoutée des courtiers tout en soulignant qu’elles sont offertes pour 500 $ ou pour une commission minimale?
 
Cette discordance dans les propos est nuisible à plusieurs égards. Elle entretient un double discours sur la place publique dévalorisant les tâches accomplies par les professionnels du courtage immobilier. Elle fragilise du même coup, le statut professionnel des courtiers.
 
C’est dans un tel contexte qu’il me semble opportun d’inviter l’industrie à réfléchir sur cette question. Pouvons-nous inciter l’OACIQ à poursuivre son travail d’encadrement en fixant certaines règles sur la publicité grand public de façon à exclure du paysage médiatique, l’allusion directe que font certains entre courtier et commission?  
 
Sommes-nous capables d’assumer nos responsabilités?
Outre toute cette question de publicité autour de la rémunération du courtier, j’ai poursuivi ma réflexion sur certains aspects venus modifier le paysage du courtage immobilier ces dernières années. Dans le contexte de l’époque, certaines stratégies pouvaient être gagnantes, voire même avant-gardistes pour finalement s’avérer, six mois ou quelques années plus tard, moins efficaces et mêmes nuisibles. Parmi celles-ci, l’une m’est revenue à l’esprit m’entraînant à me poser la question suivante :
 
Qu’avons-nous gagné en tant que courtier et industrie, à introduire le phénomène d’encouragement du consommateur à trouver son acheteur, moyennant une réduction des frais du courtier?
 
En parlant avec bon nombre de courtiers et de clients, je me suis aperçu que les consommateurs ne réclament pas d’office un tel rabais. Ils recherchent plutôt chez le courtier, les connaissances du milieu, la sécurité d’une transaction réussie, l’aide concrète pour dénicher un acheteur ou une propriété, bref, tout ce qui peut l’aider à réaliser son projet en lui facilitant la vie. Il est donc surprenant de réaliser qu’encore en 2016, certaines agences et courtiers immobiliers en font leur credo. Nageons-nous à nouveau à contrecourant?
 
Je ne détiens pas la vérité absolue, bien au contraire. Je crois toutefois qu’il y a des éléments qui ne devraient pas être ciblés comme axes de communication principaux pour le public. Cela ne signifie pas qu’il soit impossible de proposer des taux de rémunération distinctifs ou des options privilégiées dans des situations particulières.
 
Mais en tant que professionnels du courtage immobilier, courtiers comme agences, nous avons des responsabilités à assumer pour entretenir notre image de professionnels. Qui a vu des notaires, comptables, avocats se vendre sur la place publique en misant sur de tels attributs?
 
Pour le bien de tous les courtiers quelques résolutions pour 2016…
Les gains dans la cote de confiance des consommateurs ont été réalisés sur plusieurs années. Nous sommes tous conscients qu’il est facile de perdre des acquis et qu’il est beaucoup plus ardu, de les maintenir et, dans notre situation, d’augmenter le niveau de confiance. Nous avons donc notre propre exercice de conscience à effectuer pour bien orienter nos actions. Nous serons ainsi en mesure de participer à LA SOLUTION au lieu de rejeter la faute sur les autres.
 
En ce début d’année, propice aux résolutions, nous pourrions nous en donner quelques-unes, dont en voici un premier jet. À vous de contribuer à bâtir notre plan de match collectif :
 
  1. Assumer mes responsabilités de courtier immobilier en portant attention à mes actions en public (tout est public de nos jours avec la technologie)
  2. Respecter mes collègues et faire valoir mes points de vue en privé, lors de conflit ou d’incompréhension
  3. Encourager l’OACIQ à établir des règles pour encadrer la publicité portant sur la rémunération, dans le même esprit que les autres ordres professionnels
  4. Promouvoir le professionnalisme des courtiers immobiliers dans mes propos, mes actions et mes outils promotionnels
Au plaisir de vous lire très bientôt…

Commentaires

Bonjour à vous tous , je me permets de bloguer un peu avec vous aujourd'hui .

Depuis au moins 40 années(1975) que je suis agent, conseiller, courtier etc , et je vois que depuis qu'on a laissé entrer les loups dans la bergerie (Proprio Direct , Du proprio , etc) c'est toujours le même problème de rétribution qui est le point de discussion .

On prêche par l'exemple autant dans une famille qu'ailleurs , les intervenants ci-bas se gargarisent de toutes sortes de commentaires , premièrement mal écrit , à l'occasion incompréhensible .

Vous allez dire que je suis pas gentil, c'est vrai .

Mais après vérification des inscriptions des intervenants participant à ce blogue (et même ceux qui n'y participent pas) , je ne vois que des commissions de 1%,2%, 500$ ,1000$ pour une maison neuve , même celle qui est félicité par plusieurs , elle offre 150$(.5%) pour un bail de 30,000/an et des 1 et 2% y en a .

La guerre est contre qui au fait , nos collègues ou contre ceux pas de permis .

À ma connaissance jusqu'à la preuve du contraire les commissions sont pour tout le résidentiel 6% anciennement 7% (le 1% était pour le système MLS), pour les chalets, les terrains , le commercial 10 % négociable ,
et moi je ne négocie pas sauf un peu et quand je veux .

Quand vous négociez ces prix juste pour avoir des inscriptions vous vous tirez dans le pied et ne pouvez donner une juste part à vos collaborateurs et travaillons pour les Agences .

L' avenir des courtiers et du courtage immobilier est dans leur propre entreprise pour pouvoir avoir nos pleins pouvoirs de persuasion vis-à-vis les autorités en place .

Du proprio et P.D.etc , on s'en fout complètement , c'est à vous de vous lever et changer les choses , de plus la compétence fait vendre alors arrêter de vous lamenter sur tout et rien ,apprenez ,travaillez et récoltez.

Il y a rien de facile mais c'est plus dur sur le bord du trottoir.

Bonne Journée

P.S. J'ai donné 50% de rétribution jusqu'au 31 décembre 2016 et après cette date cela pourrait fortement changer comme vous le faites .
Charles-André Gaudreault, Inter Proprio des Laurentides inc
Au début de ma 32 ième année en immobilier, il y a belle lurette que ce piège de la commission m'est présenté sous toutes ses formes. Tout comme un médecin, qui voit devant lui un patient qui s'est auto-diagnostiqué et qui a besoin d'un médecin (peu importe sa compétence) pour signer sa prescription. Certains courtiers remplissent des prescriptions, les autres, les pros rendent des services et s'affairent à rendre le meilleur service immobilier. Les preneux de commandes, les travailleurs à rabais, c'est l'argent du prochain repas, et non de bâtir une réputation.
A nous, les pros de continuer à rendre des services professionnels.
André Martineau, Royal Lepage Premier Choix
Et oui ça fait 28 ans que je suis courtier nous en somme rendu nous meme à facturer deux pour cent ou du moins en faire là pub. Et tout cela à cause de certains qui courtier des incompétents qui nous font passer pour des charletants . Deja je sentais que mes clients trouvait que j étais un pro maintenant ils me texte la nuit m apelle a l heure des repas et je peut e remettre encore. Je me sent maintenant comme un vendeur d auto pour l avoir deja fait . L oaciq m obligé à à suivre des formations que en28 ans je pourrai presque leur enseigner juste pour avoir mes dollars et pas le seul à y penser mais quand vient le temps de leur dire ce que c est charletants de nouveaux courtier font meme en déposant des plaintes sérieuses on n entend pas parler et eux continue d envahir le marcher avec leur courtier sans compétence . Bientot si ça continue l oaciq aura à gérer ces courtier seulement carnous nous allons partir c est deja très entreprenant d être courtier professionnel sans en plus se battre contres ces faux courtiers ou très incompétent mais en attendant continuons à payer oaciq pour leur faire un beau gros fond de pension bien doré qui changeras quand ils leur resteras que cette race de courtier . Je suis très affecter de l image qu il nous procure
Jean Pierre Naud, Royallepage Limoges
Complètement d'accord avec Mme Laberge, mais tant et aussi longtemps que nous aurons pas l'appuie de l'OACIQ et du Gouvernement pour reconnaitre notre professionnaliste spécialisé dans l'immobilier et ce dans le but de protéger le citoyen ce qui devrait sensibiliser les deux instances concernées à réagir devant les Courtiers à rabais. Allez demander à un autre professionnel de diminuer son taux horaire vous allez voir ce qu.il vous répondra!! Chaque compétence a son prix et les responsabilités professionnels qui vont avec. Quand nous allons vers le rabais le service et compétence sont en jeu , donc l'opinion et la confiance des citoyens sont affectés en fonction du travail fait (moins pro-actif) considérant la rétribution moindre. Allez prendre un Avocat à rabais, vous allez avoir une défense à rabais.... OACIQ et Gouvernement mettez vos culottes SVP..... Nous faisons toute pour vous satisfaire, plusieurs fois par année nous suivons des cours afin d'être plus compétent et aussi afin de satisfaire l'OACIQ surtout en $$$$, donc je crois que nous sommes en position de demander qu'on nous reconnaissent et protège notre profession.

Plaisir, Guy Harton
Guy Harton, Groupe Sutton-Humania
Je suis tout à fait d'accord avec madame Laberge. Bravo madame!
Francine Descoteaux, Remax 1er choix inc.
Entièrement en accord avec la règlementation. Si un courtier est même pas en mesure de défendre son salaire, comment va t'il défendre le prix de son client. Les courtiers qui font ça n'ont pas mon respect. Ils détruisent notre industrie pour ce positionner. Tôt ou tard, ils subiront le contre coup. J'espère que la règlementation va passer. En attendant, je suis capable de justifier ma rétribution et la partie collaboratrice.
Brigitte Dumontet, Remax Extra
L'adage veut " On récolte toujours ce que l'on sème" . Nous ne possédons pas le statut de professionnel en immobilier, nous pratiquons le métier de vendeurs de maisons au même titre que vendeur d'auto et la réputation qui s'en suit. Toujours surpris de la présence de "Peddlers" dans notre métier! Tout professionnel est régis par un ordre, ne l'oubliez surtout pas. Demandez à notre cher organisme l'OACIQ le pourquoi de ses non démarches face à cette situation? Être régis et encadrer par un ordre professionnel, cela signifie, finit la guerre des prix, enfin une formation adéquate et règlementée et donner par des professionnels etc.... C'est peut être la réponse au mutisme de l'OACIQ! Seriez-vous prêt à ce grand changement?
Jean Meunier, Groupe Sutton Humania
Tous ensemble devrions signer une pétition adressant ces demandes de changements adresse à l OACIQ si des milliers de courtiers y contribue les changements demande seront faits
Pierre Giroux, Groupe Sutton Humania
Cet article est très pertinent et adresse parfaitement la problématique qu'engendre la mise en marche des services à rabais sur l'image de la profession. On se fait une concurrence déloyale et on se nuit nous-meme dans notre propre industrie. Comment voulez vous que le public nous respecte comme professionnel. Il devrait y avoir réglementation quant à la rétribution. De plus, il devrait être interdit de faire du double emploi ( comme dans l'industrie de l'assurance). Je pense qu'il devrait meme y avoir un montant de base qui est chargé au client pour services rendus pour le travail effectué pendant la durée du contrat advenant le cas que la propriété ne soit pas vendue et que le client ne veut plus renouveler son contrat. Les gens acceptent de payer 1000$ pour s'afficher sur un site de proprietes à vendre par le propriétaire. C'est donc dire qu'ils reconnaissent une certaine valeur à etre publié sur un site internet. Pourquoi, avec toutes les énergies déployées, aucun frais de base n'est charge aux clients ( et qui serait déduit de la rétribution lorsque la propriété est vendue)

Je suis 100% d'accord avec mes collègues qui se sont exprimés jusqu'à maintenant.

Brigitte Bernier, REMAX avant tout
Le premier signe d`incompétence d' un individu est la valeur qu'il accorde
à son travail
COMPÉTENCE = Formation +connaissance+service =valeur ajouté
INCOMPÉTENCE = Le Meilleur Prix
Léo Boudreault, Groupe C.I.Q. québec .inc.

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