Du Proprio - Le RCIIQ propose une solution collective

Vendredi, 25 février 2011

 
 
 


Devant la multiplication de tiers et d'intrusions...
Le RCIIQ propose une solution collective pour protéger la profession du courtier immobilier

Accusé d'avoir « agi de manière à donner lieu de croire qu'il était autorisé à exercer l'activité de courtier immobilier », Du Proprio se retrouve présentement en cour à la suite d'une poursuite déposée à l'automne dernier par l'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ). Le jugement de cette cause entendue jusqu'au 24 février 2011 sera donc dévoilé prochainement. Du Proprio est passible d'une amende totale de 14 000 $ en guise de dommage.

Cette cause a le mérite de ramener sur la place publique le débat sur ce qui s'apparente à du courtage immobilier illégal et, espérons-le, préciser aux yeux des consommateurs, l'important rôle du courtier immobilier dans sa protection lors d'une transaction immobilière. Elle rappelle également que les courtiers immobiliers font face depuis quelques années à de plus en plus de compétition provenant d'acteurs dans le genre Du Proprio sans qu'aucune des instances en place, dédiées à la protection des intérêts des praticiens du courtage immobilier, ne lève le petit doigt, à commencer par les Chambres immobilières et la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

Il est en effet tout à fait curieux que ces dernières n'aient pas organisé des rencontres rassemblant tous les courtiers immobiliers afin de discuter des solutions à envisager pour contrer toutes ces menaces qui réduisent de plus en plus les parts de marché des véritables praticiens québécois. Cet état de fait est d'autant plus déplorable que tout le monde reconnaît le statut particulier du Québec. Dans un premier temps, les courtiers n'ont accès qu'à seulement 50-55 % de tout le volume des transactions immobilières alors que partout en Amérique du Nord, ils se partagent environ 85 % du marché total. Paradoxalement, malgré ces parts de marché réduites, on constate un surplus exceptionnel du nombre de courtiers au Québec (plus de 57 % en 2003 selon une étude).

Cette inertie des Chambres immobilières et de la Fédération s'explique mal dans le contexte actuel, surtout lorsque l'on considère, qu'à même les cotisations de tous les courtiers immobiliers, les Chambres ont mis en place des outils permettant d'améliorer l'efficacité et la performance de ses membres. Devrions-nous comprendre que tous ces outils sont inadéquats pour contrer ces nouvelles formes de concurrence que plusieurs qualifient de « déloyales »? Nous n'en croyons rien.

Pourquoi dès lors les Chambres et la Fédération n'assument-elles pas le leadership auquel ont droit tous les courtiers, en les rassemblant par exemple, pour réfléchir à des solutions collectives permettant de faire face à toutes ces nouvelles tendances dans notre industrie? À l'époque du processus de consultation en vue de la révision de la Loi sur le courtage immobilier, tout le monde y allait de ses prédictions sur le futur du courtage immobilier. Ce futur est maintenant devenu notre présent, sans que personne ne se soit préoccupé de mieux nous préparer à faire face à l'influence des nouvelles technologies.

Avec l'émergence des acteurs tels Du Proprio et la prolifération de plateformes Web, il est évident que les façons de faire des consommateurs se modifient. Il nous faut donc envisager des solutions collectives, et non individuelles, pour contrer ce phénomène et conserver notre place sur l'échiquier du courtage immobilier et voire même, l'augmenter. Nous devons, en somme, adapter notre pratique et se doter d'une nouvelle culture d'affaire.

À défaut de voir les diverses instances prendre le leadership qui leur revient pour aider les courtiers dans leur pratique, le Réseau des courtiers immobiliers indépendants du Québec (RCIIQ) se préoccupe, depuis sa création, du sort des praticiens confrontés aux difficultés quotidiennes. Dans son analyse de la situation, cette organisation ressource, créée par et pour les courtiers immobiliers, estime qu'il existe déjà des solutions collectives simples et faciles à mettre en place.

L'une d'entre elles est l'utilisation systématique du contrat d'acheteur. Conscient du changement que cela implique auprès des courtiers immobiliers, le Réseau estime néanmoins bénéfique l'emploi d'un tel outil. Il a le mérite de bâtir une relation avec l'acheteur et s'inscrit dans l'actuelle logique commerciale à laquelle les consommateurs s'habituent à la suite des campagnes d'acteurs dans le genre Du Proprio et autres. Il peut par ailleurs servir de point de départ d'une discussion pour développer des approches collectives.

Outre ce contrat d'acheteur jumelé à une démarche marketing novatrice qui plaît bien aux consommateurs, le Réseau propose à ses membres, des programmes et services attrayants et performants qui comblent les besoins exprimés par les consommateurs, habitués ou non à recourir aux services de courtiers immobiliers.

Ces programmes et approches ont été conçus et élaborés depuis plusieurs années. Ils sont le résultat de consultation et de réflexion. Ils ont été rodés et ont obtenu les éloges tant des praticiens que des consommateurs. Tout en poursuivant ses efforts de sensibilisation des courtiers et des instances pour que toute l'industrie se prenne en mains et relève les défis de cette nouvelle ère, le RCIIQ propose des pistes de solution concrètes et déjà opérationnelles.

Soyez de ceux et celles qui veulent faire la différence en donnant leur couleur à cette nouvelle culture de l'industrie du courtage immobilier. Vous pourrez ainsi faire face à toutes ses intrusions et surtout réussir à vous distinguer. N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires ou suggestions. Je suis convaincu qu'ensemble nous pourrons relever le défi.



PASSONS À L'ACTION-RÉFLEXION!

En tenant compte du fait que le rôle de la Chambre immobilière est de protéger ses membres, en l'occurrence, les courtiers immobiliers.

Attendu par ailleurs que les bouleversements se multiplient dans l'industrie du courtage immobilier (nouvelle Loi sur le courtage immobilier, nouvelles règles du Bureau de la concurrence, multiplication de tiers, etc.) et qu'il s'avère important de s'attarder à des solutions collectives qui dépassent largement l'appartenance à une franchise, afin d'aider véritablement les praticiens et ce, le plus rapidement possible.

Attendu que l'assemblée générale annuelle n'est pas le moment propice pour aborder ce type de démarche tout en reconnaissant l'importance d'avoir une tribune où tous pourront s'exprimer dans un environnement propice.

Je, soussigné(e), demande à ma Chambre immobilière, d'organiser une rencontre spéciale permettant à tous les membres d'échanger sur les problématiques actuelles, d'identifier des pistes de solutions collectives et de les mettre en place.

 

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