Les courtiers auraient-ils l'occasion d'imposer leur « loi » à DuP?

Mercredi, 8 juillet 2015

 
 
 



Réforme du courtage immobilier
Les courtiers immobiliers ont encore le dos large! C’est du moins la remarque que je me suis faite à la suite du commentaire du développeur immobilier, Martin Provencher «… les courtiers ont été trop gourmands, ce qui a permis l’essor de DuProprio »,  publié dans un quotidien montréalais récemment. Cette affirmation recueillie à l’annonce d’une éventuelle réforme de la Loi sur le courtage immobilier par le ministre des Finances, m’a fait bondir.
 
Il est facile de faire reporter l’odieux des problèmes de l’industrie du courtage immobilier sur le dos des courtiers et de leur « fameux » taux de commission. Une analyse plus rigoureuse et globale fait plutôt ressortir une évidence : le modèle d’affaires véhiculé par les « majeurs » de l’industrie du courtage immobilier depuis les années 80 n’a pas su s’adapter aux nouvelles conditions du marché.
 
Les courtiers otages du modèle d’affaires des franchises?
Au moment où la flambée des prix des propriétés favorisait une révision du modèle d’affaires et indirectement du mode de rémunération des professionnels du courtage, les franchiseurs et franchisés ont plutôt sauté sur l’opportunité de gonfler leurs rangs et leurs profits. Il faut les comprendre, leur prospérité repose sur une équation simple : plus de courtiers = plus de revenus!
 
En maintenant le niveau de leurs redevances tout en favorisant un recrutement intensif, les bannières ont toutefois réduit d’autant les marges de manœuvre des courtiers. Ces derniers ont ainsi vu diminuer le nombre annuel de transactions et par conséquent leurs revenus alors qu’au même moment, leurs frais et responsabilités n’ont cessé d’augmenter. Dès lors, si l’on veut parler de gourmandise, ce n’est certainement pas du côté des courtiers qu’il faut regarder.
 
Ceci étant dit, le rapport du ministre Carlos Leitao nous ramène à une nouvelle réflexion sur notre industrie et à sa capacité d’évoluer et de se renouveler. Rappelons-nous que la dernière transformation importante du courtage immobilier remonte aux années 80. Les modèles de franchises ont alors vu le jour faisant disparaître complètement le modèle du bureau de courtage de type « employeur-employé formé». 
 
L’industrie peut-elle se renouveler?
De nos jours, outre l’influence de l’Internet sur les habitudes des consommateurs, il faut compter sur les firmes de services d’assistance aux propriétaires ou de marketing immobilier qui sont là pour rester, nous répète le rapport du ministre des Finances. Ces éléments et plusieurs autres sont propices à cet appel au changement. Il nous incite à nous demander si nous pouvons, comme artisans du courtage immobilier, nous renouveler, envisager d’autres façons de procéder et bâtir de nouveaux modèles qui répondent aux exigences de la protection du public sans pour autant nier les besoins des professionnels du courtage immobilier.
 
Voilà une invitation particulièrement stimulante et intéressante parce qu’elle ne renvoie pas la patate chaude uniquement dans la cour des courtiers mais bien à tous les acteurs de l’industrie.
 
En effet, personne n’est mis de côté dans cette démarche. L’OACIQ est tout autant sur la sellette que les Chambres immobilières et la Fédération des Chambres immobilières, sans oublier les franchiseurs-franchisés, qui pourraient voir leur pouvoir s’effriter rapidement sans un coup de barre.

Des enjeux cruciaux et de nouvelles opportunités
Dans ce contexte, les courtiers ont tout intérêt à saisir l’occasion de participer à ce processus de changement. Il est préférable d’embarquer dans le wagon de tête et pouvoir influencer sa destinée plutôt que de rester à l’arrière et de subir, vous ne trouvez pas?
 
Parmi les nombreuses questions soulevées dans ce rapport facile à lire et accessible, on retrouve ces deux enjeux de taille :
  • « Est-ce que le champ d’application de la Loi devrait être élargi afin d’inclure les entreprises d’assistance aux propriétaires? »
  • « Est-ce que l’activité consistant à fournir des conseils immobiliers devrait être réservée à certaines personnes, entre autres aux courtiers immobiliers? »
 
Bref, le Rapport sur l’application de la Loi sur le courtage immobilier lance plusieurs questions pertinentes. C’est une opportunité en or d’exprimer nos points de vue et de ramener les pendules à l’heure sur certains points. Qu’en pensez-vous? Profitons de la saison estivale pour échanger et rassembler nos idées. Le ministre attend les commentaires des professionnels d’ici le 11 septembre prochain.
 
Au plaisir de vous lire.

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