LES COURTIERS IMMOBILIERS PEUVENT-ILS GAGNER CONTRE DES FIRMES À LA DUP?

Mardi, 10 février 2015

 
 
 


Les courtiers immobiliers ont des atouts pour contrer les offensives de firmes à la DuP
 
La nouvelle offensive publicitaire de DuP fait réagir les courtiers immobiliers qui se sentent floués dans leurs droits. Comme me le soulignait bon nombre de courtiers, dont Madame Vachon de Québec, le type de services décrit dans ces annonces publicitaires s’apparente étrangement aux actes pour lesquels, la loi exige un permis de la part des courtiers.
 
Dès lors pourquoi les courtiers professionnels du courtage immobilier sont-ils obligés de se plier aux exigences de la loi alors que les « conseillers » rebaptisés « coachs » par DuP peuvent offrir des services en courtage immobilier sans aucune obligation ni frais relatifs à l’exercice de la profession? Sommes-nous désormais confrontés au principe « deux poids, deux mesures » lorsqu’on parle de courtage immobilier?
 
Ces questions méritent d’être posées et d’obtenir des réponses claires de la part de nos instances, mais aussi des législateurs et du système judiciaire. Le flou artistique de la situation nuit grandement aux « véritables » professionnels du courtage immobilier que sont les courtiers immobiliers.
 
Ces derniers ne doivent pas être les seuls à respecter les exigences de la Loi. Quiconque veut fournir des « conseils » en matière de biens immobiliers devrait être assujetti aux mêmes exigences, règles et responsabilités que les courtiers immobiliers.
 
Cela étant, il faut bien admettre que DuP et son équipe de marketing sait jouer sur la «  ligne ». Une ligne très mince qui n’est pas facile à démêler pour les juges si l’on se fie aux décisions antérieures et qui ne l’est pas davantage pour les consommateurs qui peinent déjà à saisir toutes les subtilités du processus d’une transaction immobilière.
 
Le pouvoir du nombre
Comme l’a fait remarquer l’OACIQ dans sa réponse à Madame Vachon, les campagnes publicitaires de l’organisme sont efficaces et semblent être bien comprises par le public. C’est d’ailleurs probablement en réaction à ces campagnes que DuP s’est montré aussi « agressif » dans ses messages, cette fois-ci.
 
Malgré tout, il ne faut pas compter uniquement sur ces campagnes de l’OACIQ ou de nos Chambres immobilières pour bien faire valoir notre point de vue. Il faut se rappeler que nous sommes plus de 15 000 courtiers professionnels à exercer au Québec. 15 000 courtiers, qui, par leurs actions professionnelles au quotidien, peuvent marteler ce message en faveur d’une « ressource professionnelle qualifiée » tout en faisant réaliser aux consommateurs, toute la pertinence et l’importance de recourir aux services d’un courtier immobilier dans l’achat ou la vente d’un bien immobilier.
 
Cette force du nombre joue en la faveur des courtiers immobiliers. Cela exige toutefois un professionnalisme à toute épreuve pour éviter de fournir des arguments aux équipes de la firme de marketing immobilier DuP. Du professionnalisme, de la rigueur et le souci d’obtenir une rémunération juste et équitable pour les services qualifiés du courtier.
 
Une rémunération juste pour des services qualifiés
Il n’est pas question ici de vendre les services du courtier professionnel à rabais, mais bien de fournir des services de qualité au prix jugé équitable par les deux parties. Car, malgré la quête du plus bas prix, bon nombre de consommateurs comprennent la différence et surtout, l’importance de compter sur un courtier professionnel qui maîtrise tous les aspects liés à une transaction immobilière.
 
Sa vision globale, ses connaissances pratiques, son réseau de contacts, ses informations issues d’une veille stratégique de son secteur et de l’économie en général, constituent quelques-uns des points forts du courtier immobilier qui agit comme un « homme-orchestre. » Cela en fait une ressource incontournable d’autant plus utile, facilitante et rassurante pour le consommateur que ce dernier aura un seul interlocuteur, soit son courtier, pour l’ensemble des démarches afin de mener à bien sa transaction.
 
Dans ce contexte, on comprend l’importance d’une formation continue du courtier immobilier et la pertinence d’ajouter de nouvelles compétences complémentaires (évaluation, courtage hypothécaire, etc.) qui lui permettent de s’imposer à titre de professionnel du courtage immobilier. En parallèle à cette expertise « élargie », il ne faut pas perdre de vue la nécessité de se garder à jour voire même, développer de nouvelles approches marketing pour optimiser la mise en marché des propriétés et se démarquer de la concurrence de firmes comme DuP.
 
Beaucoup plus de visibilité et de moyens avec les courtiers
Au-delà des initiatives individuelles ou corporatives, nous n’avons pas à rougir de l’immense réseau qui nous dessert avec les plateformes et portails immobiliers de l’industrie du courtage structuré. Que l’on songe en premier lieu à Realtor.ca et Centris.ca, avec leurs applications mobiles, sans oublier tous les sites Web des franchiseurs et le nouveau portail internet dédié aux agences indépendantes, NosAdresses.com, en plus des sites d’agences et de courtiers, les consommateurs obtiennent bien davantage de visibilité avec un courtier immobilier qu’avec tout autre système. De plus, ils ont à leur service tous les courtiers immobiliers de l’industrie canadienne, soit plus de 100 000 professionnels.
 
Malgré l’importance des campagnes publicitaires de la firme de marketing, les courtiers immobiliers ont tout intérêt, à se rappeler que malgré une économie au ralenti, l’impact des messages répétés de firmes à la DuP, l’influence du Web dans les habitudes de consommation, les statistiques dévoilées par nos instances pour l’année 2014 révèlent :
 
  1. Un maintien du nombre de transactions bon an, mal an. En 2014, on parle de plus de 70 600 transactions environ, soit une diminution d’à peine 1 % par rapport à l’an dernier.
  2. Le volume en valeur des biens immobiliers continue de croître annuellement, et ce, depuis plusieurs années.
  3. Une hausse du nombre d’inscriptions de propriétés à vendre de l’ordre de 10 %.*
 
Ces quelques données nous rappellent donc que malgré la conjoncture économique et les assauts marketing répétés de firmes à la DuP, les courtiers immobiliers possèdent plusieurs atouts dans leurs mains. Il reste à savoir si nous pouvons être solidaires, travailler pour gagner notre vie sans perdre de vue les intérêts de l’ensemble des courtiers et maintenir un haut taux de professionnalisme sans oublier de cultiver notre patience… pour les causes judiciaires en cours.
 
En cette nouvelle période très active dans notre industrie, il me semble de bon ton de s’appuyer sur des éléments positifs. N’hésitez pas à nous partager votre vision et pourquoi pas, des arguments pour faire contrepoids aux campagnes de firmes à la DuP…
 
Au plaisir de vous lire.
 
*Les statistiques proviennent du rapport de la Fédération des Chambres immobilières du Québec (FCIQ)

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