« On veut votre bien et on l'aura… »

Jeudi, 10 octobre 2013

 
 
 


Les journalistes n'ont pas été longs à comprendre qu'un retrait de l'ACI équivaudrait à une diminution de l'offre de visibilité pour tous les courtiers immobiliers québécois et par conséquent, une réduction de services à leurs clients. La diffusion de cette nouvelle « Moins de visibilité pour les courtiers immobiliers? » dans le Journal de Montréal, sur le Web et à la télévision n'est rien pour aider les courtiers immobiliers à rehausser leur image auprès des consommateurs. 

Risque # 1 – Mauvaise presse

Les courtiers immobiliers n'avaient vraiment pas besoin d'une mauvaise presse, à ce moment-ci de leur existence. Une telle situation est d'autant plus déplorable qu'elle est provoquée par les décisions des membres du conseil d'administration de la CIGM. Nous nous retrouvons donc déjà avec une première retombée négative de la décision de la CIGM, décision non entérinée par les membres, dois-je le rappeler.

Une entrevue à la télévision et un article sur l'un des plus importants portails au pays de même que dans le plus important quotidien ne feront pas la révolution, j'en conviens. Cependant, cela vient jouer sur les perceptions des consommateurs. Une telle nouvelle vient miner la crédibilité des courtiers en apportant un éclairage différent sur la nature des services offerts. Cela suscite des questions de la part des consommateurs. Cela a aussi pour conséquence de forcer les comparaisons, tout à fait légitimes dans un système économique de libre entreprise.

Risque # 2 – Fournir des munitions aux concurrents

Bref, si la presse s'empare de cette nouvelle et y décèle une réduction de l'offre de services des courtiers i
mmobiliers québécois, n'est-il pas normal de croire que les concurrents directs des courtiers n'en tireront pas profit?
Comment la CIGM et les autres chambres immobilières décidées de se retirer peuvent penser que les firmes de marketing en immobilier ne profitent pas de l'occasion, pour souligner à grands renforts publicitaires, qu'ils sont les seuls à offrir une visibilité pancanadienne par exemple?   Qui les empêcheront de souligner que les courtiers immobiliers québécois n'ont plus accès au MLS?

D'ailleurs, comment se fait-il que nos administrateurs n'ont pas réalisé qu'ils fournissent des arguments en or à nos compétiteurs les plus féroces sur le marché présentement?

Devons-nous comprendre qu'il s'agit là d'un des nombreux avantages de quitter l'ACI? Du point de vue des courtiers sur le terrain, il s'agit d'une bien drôle de façon pour les Chambres de démontrer leur capacité à défendre les intérêts des courtiers immobiliers, vous ne trouvez pas?

Risque # 3 – Gaspiller l'argent des courtiers immobiliers

En plus d'alimenter une mauvaise presse sur le dos des courtiers qui voient étaler au grand jour leur diminution d'offre de services en perdant le MLS (collaboration de quelque 106 000 courtiers à travers le pays, affichage pancanadien et mondial), les membres du conseil d'administration de la CIGM imposent une cotisation spéciale pour défrayer les coûts d'une campagne de publicité nationale.

C'est donc dire que chaque courtier immobilier québécois va payer 135 $ de plus cette année pour une campagne publicitaire qui devra désormais contrecarrer les retombées négatives de la couverture médiatique provoquée par le retrait de l'ACI. Où est le bénéfice d'une campagne publicitaire pour mousser Centris alors que tous les consommateurs québécois vont découvrir que leurs propriétés ne seront plus affichées sur l'ensemble du système canadien MLS, reconnu de tous?

« On veut votre bien et on l'aura… »

Depuis le début de cette saga, nos administrateurs nous répètent « qu'il y a plus de risques et de désavantages que de bénéfices à maintenir notre adhésion » à l'ACI. Pourtant, ils sont incapables de nous fournir clairement tous les risques et tous les avantages de chaque option.

La preuve, c'est qu'ils ont bien pris garde de nous mentionner les risques de retombées négatives d'une couverture médiatique. Ils n'ont pas davantage parlé des risques de récupération de la part des firmes de marketing en immobilier. Il va sans dire qu'ils ne sont pas venus nous expliquer non plus que le poste budgétaire réservé pour la publicité pourrait devenir un gouffre sans fond… sans compter que toutes ces sommes risquent d'être englouties inutilement.

En recensant tous ces éléments survenus depuis l'annonce de la CIGM, je n'ai pu m'empêcher de penser au titre du livre de M. Jacques Nantel, professeur de marketing  « On veut votre bien et on l'aura » pour exprimer l'impression que nous donnent les actions de l'actuel conseil d'administration.

Que fait-on de la force du réseau de courtiers?

Tous les points litigieux mentionnés à ce jour peuvent être réglés par la voie de la négociation à moins d'une mauvaise volonté de part et d'autre. Pour au moins un des éléments, on peut même se demander si on n'a pas voulu simplement faire peur aux courtiers... (voir autre article)

Notre industrie est bâtie sur le principe de la collaboration. Elle implique entre autres, une ouverture aux différences et une habileté à la négociation. Que devons-nous comprendre de l'attitude des dirigeants de la CIGM actuellement? Quel exemple donnent-ils aux membres? Quelle crédibilité auront-ils lorsqu'ils devront faire la leçon aux courtiers pour les inciter à une meilleure collaboration sur le terrain?
 
Nous n'en sommes pas aux premières incongruités dans ce débat. En voici donc une autre. Je ne peux m'empêcher de penser à la présentation récente des conclusions de la démarche de la CIGM qui a mis en évidence l'importance du réseau des courtiers travaillant en collaboration. Comment peut-on à la fois le valoriser et en même temps, couper les ponts avec tous les courtiers canadiens?

Voilà de nouvelles questions qui s'ajoutent à un lot déjà posées depuis plus d'un an et qui n'ont jamais eu de réponses claires. Comme quoi les principes de saine gouvernance et de transparence restent pour certains des concepts difficiles à appliquer… Est-ce de la mauvaise volonté? A-t-on quelque chose à cacher?

Quoiqu'il en soit, cette façon de faire renforce l'impression amère de l'expression « On veut votre bien et on l'aura »!

Que pensez-vous de cette nouvelle tuile qui tombe sur la tête des courtiers?

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