Retrait de l'ACI: Des réactions qui confirment la pertinence des questions

Samedi, 28 juillet 2012

 
 
 



(En réaction aux propos du président de la CIGM, M. Juanéda.)

Je peux comprendre les réactions acerbes à mon égard, cependant, n’en déplaise à MM. Juanéda et Charron, je n’embarquerai pas dans le jeu des attaques personnelles. Je ne l’ai jamais fait et je ne commencerai pas maintenant. Cependant, les réactions déclenchées à la suite de mes propos laissent sous-entendre que je pose les bonnes questions. Devrions-nous dire comme certains animateurs populaires : « des questions qui tuent »?
 
Peu importe, ce sont des questions qui restent malgré tout sans réponse de la part de nos représentants officiels. Et dans le fond, en tant que courtier, c’est ce qui est le plus inquiétant. Il est vrai que je ne siège pas présentement au sein d’un conseil d’administration d’une Chambre immobilière ni d’un organisme comme l’OACIQ. Je n’ai donc pas accès à toutes les informations pertinentes ou les plus actuelles. Cependant, cela ne m’empêche pas de me tenir informé de tout ce qui concerne mon industrie. Une industrie que j’aime depuis mes débuts en 1976 et qui me stimule toujours autant, aujourd’hui.
 
Depuis mes débuts, et plus particulièrement depuis les premières expériences de consultation autour de la réforme de la loi sur le courtage immobilier (auxquelles j’ai participé activement d’ailleurs), j’ai à cœur les intérêts des courtiers immobiliers. Ces praticiens qui doivent se débattre au quotidien pour gagner dignement leur vie, avec les revenus provenant de la profession qu’ils affectionnent.
 
 
Un problème d’interprétation?
 
Cela étant dit, je me permets de revenir sur un point souligné par M. Juanéda qui nous fait réaliser comment on peut interpréter les choses, selon la paire de lunettes que l’on porte. Elle démontre surtout que la « mauvaise foi » n’est pas nécessairement là où l’on pense. En effet, comment pourrait-on expliquer autrement ses propos, à l’effet que j’aurais affirmé, selon lui, que « la CIGM aurait pris la décision de se retirer de l’ACI »?
 
La phrase que j’ai écrite et que les lecteurs pourront facilement retrouver au 5e paragraphe de mon message du 20 juillet est la suivante : « Lors d’une de ces rencontres, on a laissé entendre que la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM) aurait elle aussi pris, apparemment, la décision de se retirer de l’ACI. » Nous sommes loin de l’affirmation pure et dure, vous ne trouvez pas?
 
 
Le mérite de mettre fin à une rumeur
 
Quoiqu’il en soit, sans vouloir manquer de respect à qui que ce soit, je suis heureux que M. Juanéda réaffirme son message du 8 juin. Car, voyez-vous, le message transmis aux membres de la CIGM n’a pas été nécessairement véhiculé et compris de la même manière par tous. J’espère sincèrement que cette récente réaffirmation publique de M. Juanéda fera taire la rumeur persistante qui a cours présentement, lors de certaines assemblées de Chambres immobilières du Québec. Si cela peut remettre les choses dans leur juste perspective lors des débats dans chacune des Chambres sur le retrait de l’ACI, mon message du 20 juillet n’aura pas été vain. D’ailleurs, ce message s’est avéré tout aussi pertinent en ce qui concerne le retrait de la Fédération des Chambres immobilières du Québec qui l’a officialisé, quelques jours plus tard!
 
 
Pertinence d’un débat objectif
 
Sur un sujet aussi préoccupant et important que le retrait éventuel des Chambres immobilières du Québec de l’ACI, nous constatons tous que les esprits s’échauffent facilement. En ce qui me concerne, je n’ai pas pris de position formelle pour la simple raison que je n’ai pas en main, tous les avantages et les conséquences d’un tel geste.
 
Certes, j’ai participé à des rencontres de la CIGM, mais je n’ai jamais eu droit à une présentation des deux côtés de la médaille. Tous les participants ont pu y découvrir les motifs de frustration de la CIGM à l’égard de l’ACI et, bien entendu, les arguments qui militeraient en faveur d’un retrait. Mais comment peut-on sciemment demander aux courtiers de prendre position sur un dossier aussi chaud en leur fournissant un seul côté de la médaille?
 
Pourquoi, ne pas carrément demander aux représentants de l’ACI de participer à une rencontre d’information publique où ils pourraient présenter leur position en même temps que les représentants de la CIGM? Voilà une démarche positive qui répondrait aux questions tout à fait légitimes des courtiers immobiliers, préoccupés par leur travail au quotidien, mais très intéressés à mieux saisir les enjeux de tout ce qui touche leur profession. En assumant l’entière responsabilité de leurs actes, avec l’adoption de la nouvelle Loi, les courtiers immobiliers québécois sont davantage appelés à se préoccuper de toutes les questions qui touchent de près ou de loin l’exercice de leur profession. C’est normal et plus que sain.
 
Dès lors, je reste perplexe par l’absence de réponses claires à des questions de base comme celles-ci et à bien d’autres, sous-jacentes, tout aussi importantes :
 
  • Pourquoi est-ce si urgent de quitter l’ACI maintenant? À qui cela profite-t-il?
  • Comment combler la diminution de l’achalandage de Centris.ca avec le retrait de Realtor.ca (ou MLS)?
  • Est-ce que cette guerre entre organismes immobiliers pourrait alimenter la compétition directe de concurrents (ex. : DuProprio)?
  • A-t-on identifié les risques qu’une telle séparation pourrait occasionner auprès des consommateurs, notamment sur leur perception? Comment contrer les arguments de la compétition soulignant par exemple que les courtiers offrent désormais moins de services à leurs clients?
  • Quels seront les coûts associés à cette réorganisation pour ne pas faire perdre de bénéfices et de services aux courtiers québécois?
  • Est-ce que nos dirigeants actuels peuvent dès maintenant nous confirmer qu’ils organiseront un référendum sur cette question cruciale afin que tous les membres soient appelés à donner officiellement leur opinion?
 
Loin de moi l’idée d’exiger le dévoilement de secrets d’État et de stratégies mais, il faut bien le dire, l’absence d’information claire et objective alimente définitivement de nombreuses rumeurs qui viennent fausser le débat, telle une vague de fond, bien difficile à arrêter par la suite. Dans les circonstances, il me semble tout à fait normal de revenir à la charge.
 
Poser des questions, recueillir des renseignements et continuer à analyser la situation tout en s’interrogeant sur la finalité de cette saga, voilà ce que, nous courtiers, devons faire dans les prochaines semaines en ne perdant pas de vue, une question fondamentale : Est-ce que cette décision, qui aura de nombreuses incidences sur l’avenir de la pratique du courtage immobilier au Québec, sera vraiment profitable pour les courtiers sur le terrain?
 
P.S. :Je vous invite à continuer à m’écrire et à commenter sur mon blogue.

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