Un peu de respect pour vos bailleurs de fonds que sont les courtiers immobiliers s.v.p.!

Lundi, 30 septembre 2013

 
 
 


Les courtiers immobiliers québécois ont l'impression actuellement de servir de vache à lait à nos principales instances que sont l'OACIQ et la CIGM. L'exemple de la pétition actuelle contre les frais jugés abusifs de l'OACIQ pour sa formation obligatoire est frappant. On parle de revenus générés pour cette formation obligatoire de près de 3,5M $ pour quelques heures de formation en ligne et en salle!

Est-ce que les frais d'une telle formation légitiment réellement les coûts exigés aux courtiers? Est-ce que les revenus de cette formation obligatoire serviront à d'autres fins? Lesquelles? Est-ce une façon déviée pour l'OACIQ d'augmenter ses revenus afin de faire face à la diminution prévisible du nombre de courtiers détenant un permis d'exercer?

À priori, personne n'est contre le principe de la formation continue d'autant plus que la majorité des experts nous confirme que l'avenir de la profession passe obligatoirement par l'amélioration des compétences des courtiers. Toutefois, bien que la majorité d'entre nous croient aux bénéfices d'une formation continue, cela ne doit pas servir de prétexte pour « exploiter » le filon afin d'augmenter indirectement les cotisations des courtiers.

Une façon de faire qui soulève de nombreuses questions

Ne serait-il pas pertinent que l'OACIQ présente son plan de formation annuel en précisant les formations obligatoires et en statuant sur un coût raisonnable connu à l'avance? En tant que principaux et même uniques bailleurs de fonds de l'OACIQ, les courtiers immobiliers devraient avoir droit à un minimum de respect de la part des dirigeants.

À la suite de son exercice de planification stratégique, il sera plus important que jamais de connaître les intentions de  l'OACIQ dans les prochaines années. Quelles mesures prendra l'organisme pour gérer la décroissance?  Imposera-t-il une, deux ou trois formations obligatoires annuelles? Sur quelles bases seront établis ces coûts de formation?

Au-delà de cette surenchère sur le coût et les revenus engendrés par cette formation obligatoire de l'OACIQ, une autre question vaut la peine d'être soulevée. Les profits récoltés d'une opération de 3,5M $ seront-ils redistribués aux membres cotisants?

À la merci de cotisation masquée ou spéciale …

Après l'épisode de la formation obligatoire de l'OACIQ et de sa cotisation « dissimulée », les courtiers immobiliers, membres de la CIGM, ont eu droit à une autre surprise de taille à la rentrée. Lors de rencontres d'information voilà trois semaines (j'y reviendrai dans un autre article) dévoilant entre autres les résultats d'études, les dirigeants ont souligné la pertinence de faire un effort supplémentaire en publicité pour l'année 2014.

Cet effort additionnel s'effectuera comment? Par une cotisation spéciale à tous les membres de la CIGM de l'ordre de 135 $ chacun (près de 9000 membres). Là encore, les courtiers sont placés devant une obligation. En effet, ils n'existent aucun moyen de défense pour contrer ce type de cotisation puisque les règlements généraux de la CIGM permettent aux membres du conseil d'administration d'établir des cotisations spéciales comme bon leur semble. L'occasion est belle de s'interroger si ce règlement respecte tant les nouveaux principes de saine gouvernance et de transparence prônés par les dirigeants de la CIGM, vous ne trouvez pas?

Au-delà de cette question de principe, il y a quelque chose de profondément troublant dans l'approche de la CIGM. En effet, la décision récente d'imposer une cotisation spéciale, quatre mois seulement après l'assemblée générale annuelle de l'organisme, laisse présumer une absence de planification ou de vision globale claire de la part de nos élus.

C'est d'autant plus consternant que la très grande majorité des administrateurs de la CIGM siège depuis longtemps au conseil. Il est donc normal de présumer qu'en tant qu'administrateurs dévoués, ils suivent de près tous les dossiers, connaissent les projets, actions futures et autres considérations et ce, longtemps à l'avance.  Doit-on en conclure que la plus importante chambre immobilière du Québec est gérée « à courte vue »? 

Tout est dans la façon de présenter les choses…

La nécessité d'orchestrer une campagne publicitaire nationale n'est pas en mise en cause ici. C'est la façon de présenter cette hausse qui me laisse tant perplexe. Lors des rencontres d'information, le sujet de la campagne publicitaire a été abordé d'une façon sommaire sans s'attarder suffisamment sur le fait qu'il y aurait une cotisation spéciale…

En somme, les dirigeants n'ont pas utilisé ces rencontres pour exposer clairement leur raisonnement quant à cette décision d'imposer une cotisation spéciale. Pourquoi n'ont-ils pas profité de cette occasion pour en parler franchement et susciter le point de vue des courtiers?

L'argument principal de la CIGM à l'effet qu'elle n'a pas augmenté le montant de la cotisation depuis 14 ans m'apparaît plutôt inopportun. Cette excuse aurait pu servir à un débat sur l'augmentation de la cotisation régulière, pas pour une cotisation spéciale exigée. Force est de constater que le conseil d'administration de la CIGM a perdu une belle opportunité de nous démontrer sa capacité d'intégrer une culture de transparence et de saine gouvernance. Ce sera peut-être pour une prochaine fois!

Assez, c'est assez!

Dans le contexte où se trouvent actuellement les courtiers immobiliers, on comprend fort bien que les administrateurs de nos diverses instances n'ont pas le goût de lancer un débat sur les frais de cotisations régulières de leur organisme. Toutefois imposer une cotisation spéciale ou des frais de formation élevés ouvre la porte à une frustration généralisée et à de nombreux questionnements, notamment en matière de gestion et de gouvernance. Je veux bien reconnaître que ces instances travaillent de leur mieux pour veiller à l'intérêt commun.

Il est tout de même curieux de constater que ce sont ces mêmes organismes qui exigent de la part des courtiers, une attitude sans reproche auprès du public pour qu'ils agissent en professionnels et avec transparence. Est-ce qu'ils affichent la même rigueur et la même attention auprès de leurs membres et principaux bailleurs de fonds?

Bref, en cette rentrée 2013, les courtiers sont soumis à des décisions que l'on pourrait qualifier « d'arbitraires » où ils n'ont pas d'autre choix que de payer… encore et toujours tout en manifestant leur désapprobation par des pétitions et des commentaires sur certaines plateformes Web et médias sociaux…  

Je vous invite à me faire part de vos réactions sur ces sujets d'actualité pour les courtiers.
 

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