Formation continue - Une solution pour redorer le blason des courtiers immobiliers

Jeudi, 15 novembre 2012

Profession

 
 
 


Si l’on se fie au plus récent baromètre des métiers et professions, les courtiers immobiliers ont la confiance des consommateurs à 23 %, quatre rangs avant les politiciens. C’est l’un des meilleurs classements à ce jour de la profession. Toutefois, ce gain est plutôt le résultat de la dégringolade des politiciens, entrepreneurs en construction (Commission Charbonneau oblige), publicitaires et vendeurs d’autos usagées.
 
Dans les faits, les courtiers immobiliers ont perdu 1 % de la confiance des consommateurs dans la dernière année. Sur 20 ans, cette variation négative se chiffre à 23 % (-23 %). C’est énorme surtout lorsque l’on considère que la profession de courtier immobilier est associée au groupe des métiers d’argent. C’est d’autant plus préoccupant que notre profession touche directement les individus.
 
Au-delà de l’impact financier d’une transaction immobilière dans la vie d’un individu ou d’une famille, le courtage immobilier est d’abord perçu comme un service humain. « On entre dans le secret des gens et on les aide à réaliser leur rêve », comme me l’ont si souvent répété les courtiers.
 
 
Une collaboration plus étroite
 
Ce classement peu reluisant pour les courtiers immobiliers nous amène à réfléchir collectivement sur l’image que nous projetons auprès des consommateurs. Alors que le sujet de l’heure pour tous les courtiers et agences tourne autour de la conquête des AVPP, il serait peut-être approprié de s’interroger sur les raisons qui alimentent la méfiance des consommateurs.
 
Nous aurons beau rivaliser de créativité pour offrir des approches promotionnelles attirantes, rien n’y fera si nous n’allons pas à la source du « problème ». Le cri du cœur de certains courtiers, comme celui de Madame Chantal White, nous fournit plusieurs pistes. Son message, tiré d’un vécu au quotidien, confirme d’ailleurs la pertinence de certaines réflexions du Sommet de l’immobilier.
 
Son propos nous ramène à quelques aspects cruciaux de notre profession, à commencer par la collaboration. Aucun courtier immobilier ne devrait oublier cette caractéristique principale de notre profession. Comment l’oublier d’ailleurs puisque 75 % des transactions immobilières sont réalisées à l’aide de collaborateurs!
 
 
Comportement responsable
 
Le principe de la collaboration sous-entend une attitude responsable impliquant un certain nombre d’éléments dont :
 
 
Formation obligatoire
 
Avant de conclure, je veux revenir sur la question de la formation continue. J’abonde dans le même sens que Madame White lorsqu’elle milite en faveur d’une formation continue obligatoire. Les notaires suivent une formation de 26 heures annuellement. Les comptables, avocats et courtiers en placements sont également tenus à des formations obligatoires annuelles.
 
Même les courtiers hypothécaires se doivent de mettre à jour continuellement leurs connaissances afin de pouvoir proposer des services de qualité à leurs clients. Compte tenu des changements de la Loi sur le courtage, de l’importance de la transaction immobilière dans le patrimoine individuel ou familial, des nouvelles exigences des consommateurs, les courtiers immobiliers ont tout intérêt à se donner un cadre professionnel rigoureux.
 
 
Des courtiers professionnels
 
Par le biais de tous ces éléments et de bien d’autres encore, nous pourrons présenter un savoir-faire et un savoir-être collectifs qui rassureront les consommateurs. Cela constituera sans aucun doute notre plus précieuse valeur ajoutée. Dès lors, aucune firme de marketing ne pourra rivaliser avec les courtiers immobiliers professionnels si un tel consensus se matérialisait sur le terrain.
 
Il est à espérer que les courtiers expriment clairement leurs opinions sur ces grandes questions. Cela pourra nourrir les réflexions des membres du Sommet de l’immobilier. N’hésitez pas à nous faire connaître votre opinion sur le sujet.


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